3133 : nouveau numéro national d'écoute et signalement des situations de maltraitance

11/09/2026



Dans le cadre du renforcement du dispositif national de prévention et de lutte contre les maltraitances, le ministère a officialisé un nouveau numéro national d’écoute et de signalement : le 3133. Gratuit, ce numéro est accessible 7 jours sur 7, de 9h à 20h. Il remplace le 3977.

Les signalements recueillis par le 3133 font l’objet d’une analyse et sont transmis, selon leur nature, à l’autorité compétente pour traitement (agence régionale de santé, conseil départemental ou direction départementale de l’emploi, du travail et des solidarités). Lorsque les faits signalés ne relèvent pas d’une situation de maltraitance, les appelants sont orientés vers les dispositifs adaptés.

Afin de garantir une information harmonisée auprès des publics et des professionnels, un kit de communication national est mis à disposition des organisations, associations et acteurs en lien direct avec les personnes concernées.Ce kit comprend des supports (affiche, flyer, logo). Il a vocation à remplacer dès à présent l’ensemble des documents mentionnant l’ancien numéro 3977.

Cliquez-ici pour accéder au kit de communication(Ouverture dans une nouvelle fenêtre)

Les logos en version noir et blanc ainsi qu’un guide d’utilisation viendront compléter ce kit au cours de la semaine et seront ajoutés au même lien de téléchargement.

Pour en savoir plusSite officiel du 3133 (solidarites.gouv.fr)

Vous êtes victime ou témoin de maltraitance envers une personne adulte vulnérable, âgée, en situation de handicap ou de précarité ? Depuis le 1er mars 2026, le 3133 est le numéro national dédié à la lutte contre les maltraitances. Il remplace le 3977. Ce numéro est gratuit et accessible 7 jours/7, de 9 h à 20 h.

La maltraitance envers les personnes vulnérables – personnes âgées, en situation de handicap ou de précarité – est une réalité préoccupante qui peut prendre différentes formes : violences physiques, psychologiques, financières ou liées à de la négligence. Elle se manifeste souvent par un abus de pouvoir ou un défaut de soins, que ce soit à domicile ou en institution. Ces actes portent gravement atteinte à la dignité et aux droits fondamentaux des personnes particulièrement vulnérables. La sensibilisation et le signalement sont essentiels pour briser le silence et protéger les victimes.

Qui peut appeler le 3133 ?

Le 3133 peut être composé par tous. Il est ouvert à toute personne victime ou témoin d’une situation de maltraitance :

  • une personne âgée ;
  • une personne majeure en situation de handicap ;
  • une personne majeure en situation de précarité ;
  • un proche, un aidant ou toute personne témoin ou inquiète pour une personne vulnérable. 

Qu’est-ce qu’une situation de vulnérabilité ?

Une personne se sent ou est en situation de vulnérabilité lorsqu’elle se trouve en difficulté voire dans l’impossibilité de se défendre ou de faire cesser une maltraitance à son égard ou de faire valoir ses droits du fait de son état de santé, d’une situation de handicap, d’un environnement inadapté ou violent, d’une situation de précarité ou d’une relation d’emprise.

Appeler le 3133 permet de bénéficier d'une écoute professionnelle, d'un accompagnement personnalisé et d'une orientation vers une réponse adaptée à votre situation. Ce numéro est à votre disposition même en cas de doute.

Il participe au repérage des maltraitances afin d’y apporter des solutions au plus tôt.

Pour planifier un appel avec le 3133 ou demander à être rappelé, veuillez compléter ce formulaire.

Pour les personnes sourdes ou malentendantes, le numéro est également accessible via ce lien : Accessibilité du 3133.

Un formulaire de signalement en ligne est également disponible.

Il permet un signalement écrit et une saisine à tout moment, y compris en dehors des horaires d’ouverture du numéro 3133.

Que se passe-t-il lorsque j’appelle le 3133 ?

Je suis victime ou témoin de maltraitance envers une personne vulnérable, j’appelle le 3133.

Un professionnel formé m’écoute et analyse la situation. En fonction des faits :

  • la déclaration relève de faits de maltraitances, celle-ci est transmise à l’autorité compétente : l’agence régionale de santé, le conseil départemental ou la direction départementale de l’emploi, du travail et des solidarités ;
  • - dans les autres cas, je suis orienté vers les interlocuteurs adaptés à ma situation.
  • Pour les situations de maltraitance, je suis informé de l’avancée de ma demande en recevant un retour d’information par mail.

Quels sont les signaux qui alertent sur la souffrance d’une personne maltraitée ?

Des signes peuvent vous alerter sur des faits de maltraitance :

changement de comportement, d’attitude : tristesse, détresse, etc. ;négligence :

tenue négligée, logement mal entretenu, etc. ;

blessures ou traces de coup.

Vous avez des doutes ou peur de vous tromper, le 3133 vous accompagne dans votre démarche et vous apporte conseil si besoin.

En cas de danger grave et imminent, contactez les services de première urgence : 

17 : Police ou gendarmerie

18 : Pompiers

15 : Samu

112 : numéro d’urgence européen

114 par SMS : pour les personnes sourdes ou malentendantes

La maltraitance : la qualifier pour mieux la combattre

Un vocabulaire spécifique a été établi pour définir la maltraitance :

Il y a maltraitance d’une personne en situation de vulnérabilité lorsqu’un geste, une parole, une action ou un défaut d’action, compromet ou porte atteinte à son développement, à ses droits, à ses besoins fondamentaux, et/ou à sa santé et que cette atteinte intervient dans une relation de confiance, de dépendance, de soin ou d’accompagnement.Les situations de maltraitance peuvent être ponctuelles ou durables, intentionnelles ou non ; leur origine peut être individuelle, collective ou institutionnelle. Les violences et les négligences peuvent revêtir des formes multiples et associées au sein de ces situations. 

(Article L119-1, Code de l'action sociale et des familles) 

Les maltraitances surviennent souvent dans des relations de confiance, de dépendance, de soin ou d’accompagnement.

Elles prennent plusieurs formes :

La maltraitance physique

La maltraitance psychologique

Les violences sexuellesLa négligence (ou maltraitance passive)

La maltraitance financière ou matérielle

La maltraitance institutionnelle

Les phénomènes de maltraitance se manifestent fréquemment par une accumulation de faits. Parfois insidieux, certains comportements du quotidien finissent par isoler la personne vulnérable.Les maltraitances peuvent découler d’actes intentionnels ou sans intention de nuire. L'omission de soins, souvent liée à un déficit d'information, constitue une forme de maltraitance involontaire. Puisque ces situations peuvent survenir dans n'importe quel cadre (privé ou professionnel), une attention de tous les instants est requise pour prévenir et signaler ces abus. 

La lutte contre les maltraitances est l’affaire de tous

La lutte contre les maltraitances s’inscrit dans le cadre de la stratégie nationale dédiée dont l’un des objectifs est de renforcer significativement la prévention, le repérage et l’accompagnement des situations de maltraitance. L’utilisation des dispositifs d’alerte et d’écoute est essentielle pour arrêter les maltraitances.

Pour rappel :La loi 2016-1691 du 9 décembre 2016 dite « loi Sapin » protège les lanceurs d’alertes.

La non-assistance à personne en danger est punie par la loi.

Loi Bien vieillir :  Article L119-1 - Code de l'action sociale et des familles

Être témoin, c’est pouvoir protéger 

Face à une situation de maltraitance, chacun peut jouer un rôle décisif. 

Il n’est pas nécessaire d’être certain pour agir : le doute suffit pour alerter, en toute simplicité et sans risque de se tromper. Alerter sur une situation préoccupante, c’est déjà contribuer à faire cesser des maltraitances et à protéger les personnes les plus vulnérables. Être témoin, c’est pouvoir protéger. 

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